sexta-feira, 16 de setembro de 2016

Wagner Moura: É possível ser crítico ao PT, mas também contra o impeachment

Recebemos Wagner Moura, no estúdio da TV UOL, para bater um papo sobre Pablo Escobar e a segunda temporada de Narcos, além de sua próxima empreitada: a cinebriografia do político e guerrilheiro Carlos Marighella. Mas também conversamos sobre o clima de polarização e perseguição política no país, a legitimidade do governo Michel Temer, o papel dos artistas em momentos de resistência social, sua atuação como embaixador da ONU contra a escravidão.
E, é claro, o momento que ele considera o auge de sua carreira: substituir Renato Russo em um show da banda Legião Urbana.



Wagner Maniçoba de Moura nasceu no dia 27 de junho de 1976, em Salvador, na Bahia. O ator, diretor e cover de Renato Russo, está de volta aos trending topics das redes sociais com a estreia da segunda temporada da série Narcos – que já havia lhe rendido uma indicação ao Globo de Ouro. Mas Wagner não é apenas um dos mais reconhecidos artistas brasileiros em todo o mundo. É também um importante militante dos direitos humanos. E tem participado ativamente da discussão política nacional.
Originalmente, faríamos uma entrevista com Wagner. Mas recebemos uma complexa e profunda apresentação de PowerPoint do ''Ministério Público Federal''. Então, o que era uma visita amigável se tornou condução coercitiva e a entrevista foi uma tomada de depoimento. Com ou sem convicção. Esses foram os assuntos que pautaram a conversa:





Fonte: Blog Sakamoto

quinta-feira, 15 de setembro de 2016

Wagner Moura de “Narcos” : “J'ai peur de ne pas pouvoir me débarrasser de Pablo Escobar”




Rencontre avec l'acteur brésilien, qui incarne le célèbre narcotrafiquant colombien dans “Narcos”, dont la saison 2 arrive vendredi 2 septembre sur Netflix.

Sa moustache a laissé place à une barbe de trois jours, son embonpoint a disparu et avec lui son accent hispanique, mais Wagner Moura jure que Pablo Escobar le suit comme son ombre. L'acteur brésilien, quarante ans, n'avait pas grand-chose en commun avec le plus tristement célèbre des barons de la drogue quand son compatriote José Padilha lui a proposé de l'incarner dans la série de Netflix, biopic romancé dont la saison 2 est lancée ce vendredi 2 septembre. Pour devenir Escobar, il s'est installé en Colombie, a appris l'espagnol, pris du poids, et tâché de laisser ses émotions, sa compréhension intime de ce personnage terrifiant, guider son interprétation. Nous avons pu en discuter avec lui, lors de son passage à Paris en juillet dernier.

Vous êtes brésilien et vous incarnez l'un des plus célèbres Colombiens de l'histoire. Ça vous a aidé, d'être un outsider ?
Ça a été très difficile. J'ai été très souvent critiqué, non seulement parce que je ne suis pas colombien, mais aussi parce que l'espagnol n'est pas ma langue maternelle. Peut-être cela m'a-t-il permis de porter un regard différent sur Pablo Escobar. L'histoire de la Colombie est divisée en deux périodes, avant Pablo, et après Pablo. Les Colombiens sont profondément immergés dans ce contexte, ils le connaissent bien mieux que moi, mais ont moins de recul.
Vous n'êtes pas le seul étranger sur le tournage de Narcos. Il y a des Mexicains, des Chiliens, des Américains… Ce caractère international a-t-il une incidence sur la série ?
Absolument. Personnellement, j'ai toujours regretté l'isolation culturelle du Brésil, qui est historique. La culture hispanique autour de nous est incroyablement riche, mais nous ne nous ouvrons pas assez à elle. Quand j'ai débarqué sur le tournage, j'ai rencontré la crème des comédiens mexicains, argentins, colombiens, chiliens… dont je n'avais jamais entendu parler. C'était très embarrassant. Pour la première fois de ma vie, je me suis senti américain du Sud, partie de quelque chose de plus grand que le Brésil. Il y a autre chose qui connecte les Brésiliens, les Colombiens, les Mexicains ou les Boliviens, c'est le trafic de drogue. Aujourd'hui, le Mexique est devenu un narco-Etat comme l'était la Colombie il y a trente ans. Réunir des acteurs et des techniciens de tous ces pays dans un même projet prend un sens politique – y compris les Américains, qui sont les principaux destinataires de la marchandise.



Vous avez dû apprendre l'espagnol. Comment cet apprentissage vous a-t-il permis de rentrer dans votre personnage ?
Apprendre une langue à quarante ans est un enfer. J'ai emménagé en Colombie avec mes enfants pour préparer le rôle, et en trois mois leur espagnol était meilleur que le mien. J'ai peu à peu réussi à discuter avec les gens, au quotidien, mais c'est tout autre chose d'incarner un homme comme Pablo Escobar et de le faire parler dans sa langue maternelle sans que cela ne s'entende ! Une partie de mon cerveau était concentrée sur mon interprétation, et l'autre sur la prononciation correcte des dialogues… C'était épuisant. Ceci étant dit, cet effort pour me rapprocher de lui m'a aidé à me coltiner le personnage.
Avez-vous cherché à imiter sa voix, son accent, en écoutant des enregistrements, par exemple ?
Pas vraiment. J'ai dû voir absolument tous les documentaires, lu tous les livres sur lui, toutes ses interviews, écouté tous les reportages radio… mais j'ai choisi de ne pas essayer de parler comme lui. Mon accent brésilien aurait fini par percer ici ou là, et ça aurait été ridicule. C'est aussi une décision artistique globale de Narcos de ne pas demander à des comédiens venus des quatre coins de l'Amérique latine d'imiter les accents de leurs personnages. Nous avons visé, au contraire, une sorte d'accent hispanique le plus neutre possible.
Vous avez pris beaucoup de poids pour incarner Pablo Escobar…
Je ne cesse de le répéter, mais je suis une énorme erreur de casting pour Narcos. Je suis brésilien, je ne parlais pas espagnol… et j'étais extrêmement maigre au lancement du projet. Je ne me serais jamais choisi pour ce rôle ! Pablo était gras, il m'a donc fallu grossir. J'ai mangé et mangé encore, mais je n'ai jamais pu atteindre sa corpulence – il y a une limite à ce que vous pouvez faire endurer à votre corps. J'ai donc fini par porter un faux ventre à la fin de la saison 1 et en saison 2, une prothèse qui m'a contraint à marcher le ventre en avant.
Qu'en est-il de l'importance de votre implication physique, plus généralement ? J'ai lu que vous aviez suivi un entraînement militaire très brutal pour le film Troupe d'élite. Avez-vous besoin de vous faire violence, d'une façon ou d'une autre, pour entrer dans vos rôles ?
Je finis toujours par me faire du mal, mais je ne le fais jamais consciemment. Je ne décide pas arbitrairement que mon personnage va marcher comme ceci ou comme cela. C'est organique. Je me mets à bouger naturellement comme il semble devoir le faire. Ça vient toujours de l'intérieur, et ça se déplace vers l'extérieur. Ceci étant dit, j'adorerais faire comme ces acteurs qui doublent de volume pour jouer un boxeur. L'autre jour j'ai regardé La Rage au ventre, avec Jake Gyllenhaal. J'aimerais tellement pouvoir transformer mon corps et ressembler à ça ! (rires)

Pablo est considéré par ses admirateurs comme une sorte de dieu et il se pense invincible. Devez-vous l'incarner comme un être tout-puissant ?
La saison 2 de Narcos parle justement de cela, et détruit peu à peu cette vision du personnage. L'homme fort apparaît en saison 1. Cette nouvelle saison est l'histoire de sa chute. Du coup, c'est une approche bien plus émotionnelle, personnelle, intime de l'homme. Tout le monde, même quelqu'un d'aussi puissant que Pablo, finit par craquer. Et c'est fascinant de saisir ce moment de bascule, cette rupture existentielle.
Au fond de lui, qui est « votre » Pablo ?
Un personnage de fiction est toujours un mélange de faits, de ce qui est écrit sur lui – par l'Histoire ou par un scénariste – et de vous-même. Je ne comprends pas ces comédiens qui prétendent dissocier intégralement un rôle de leurs propres émotions. Pablo, c'est moi. C'est un personnage, bien sûr, mais je ne l'invente pas, il vient de moi, de ma vie, de mon être. Je dois m'écouter, creuser en moi pour trouver la façon dont je réagirais dans les situations qu'affronte Escobar. Donc, « mon » Pablo est aussi le résultat de ce que j'ai appris sur moi à son contact. Jouer dans Narcos m'a contraint à m'aventurer dans les recoins les plus sombres de mon âme.
Qu'avez-vous tiré de vos recherches sur Escobar ?
Je ne savais rien sur lui avant de commencer ma préparation. Ça a été un processus sur la durée, qui a débuté par des lectures et s'est étalé sur l'ensemble du tournage, où mon interprétation de scènes qu'il a dû vivre m'a informé sur le genre d'homme qu'il a peut-être été. C'était un type complexe, certes mauvais mais charismatique, drôle, intéressant, capable d'une vraie sensibilité et de moments de tristesse. Il aimait sa femme, et c'était un bon père – j'ai découvert un enregistrement fascinant où il lit des histoires à sa fille, en prenant des voix enfantines. Ça aurait été une erreur de jouer Pablo le capo, le mafieux brutal et sans nuance.
C'était aussi une figure politique, un héros du peuple, en un sens. Qu'en faire dans Narcos ?
La Colombie est, politiquement, un pays extrêmement complexe, déchiré entre les guérillas, les trafiquants, les paramilitaires… Encore aujourd'hui, si vous allez dans le quartier que Pablo a fait construire, des rues où le gouvernement n'allait pas, à l'époque, vous trouverez certains de ses admirateurs. Je ne peux pas juger quelqu'un reconnaissant à ce bienfaiteur d'avoir offert une maison à sa famille. Mais l'essentiel de la Colombie, qui est un pays moderne, avec une élite intellectuelle brillante, n'est pas dupe. Le trafic de drogue n'était pas, à l'époque, perçu comme un véritable problème, d'autant qu'il faisait entrer beaucoup d'argent dans l'économie du pays. C'est quand la violence a éclaté que les citoyens ont réalisé qui était vraiment Escobar.
Escobar était un milliardaire, populiste, qui se rêvait en patron de la Colombie. On trouve quelques-uns de ces personnages dans la vie politique actuelle…
Ils sont particulièrement présents en Amérique du Sud, où les citoyens sont souvent vulnérables, faiblement éduqués. Ils font du clientélisme, font construire des écoles ou des maisons, s'occupent du peuple le temps des élections, puis passent à autre chose.



Vous avez fait des études de journalisme. Incarner un personnage bien réel comme Pablo Escobar, est-ce mener une forme d'investigation ?
En un sens, oui. C'est dur de dire si c'est un calcul rationnel ou une réaction naturelle. Je n'ai pas été journaliste depuis près de vingt ans, mais j'ai adoré cette période de ma vie. J'ai beaucoup écrit sur la politique.
Ce n'est pas gâcher le plaisir du spectateur que de dire que Pablo va mourir au terme de cette saison 2. L'histoire est ainsi faite…
Pablo était un homme intelligent. Il a compris qu'il allait mourir. C'était un guerrier, il s'est donc battu jusqu'au bout. Il n'a jamais baissé les bras. Son dernier combat a été de faire sortir sa famille du pays.
Que disait votre contrat sur la longévité du personnage au sein de la série ?
J'ai signé pour deux saisons, mais Netflix pouvait décider de ne m'en faire jouer qu'une. J'ai appris assez vite qu'il faudrait que je revienne, parce que l'histoire n'était pas complète à la fin de la première saison, et qu'on ne pouvait pas escamoter la mort d'Escobar.
Narcos peut-elle vraiment continuer, dans une saison 3, sans lui ?
Je pense. L'idée de Narcos a toujours été de raconter l'histoire du trafic de drogue. Pablo n'en est que le commencement. Il y a tellement d'autres choses passionnantes, dingues à raconter, que j'ai lues quand j'ai étudié la question. Le cartel de Cali à lui seul peut porter la série. Donc, j'espère que Narcos continuera.
Que garderez-vous de ce rôle ?
Ça a été une expérience majeure dans ma vie, culturellement, émotionnellement, politiquement. Hormis Hamlet, que j'ai joué pendant trois ans au Brésil il y a quelques années, Escobar est le rôle avec lequel j'ai passé le plus de temps. C'est difficile de dire ce que j'ai appris grâce à lui. Tout ce que je sais, c'est qu'après ça, je dois faire une pause dans ma vie d'acteur. Je vais réaliser un film, mais il me faut attendre avant de jouer à nouveau. Pablo est encore en moi, dans mon esprit et dans mon corps. Je dois continuer de perdre du poids, et retourner vivre au Brésil, me reconnecter avec ma culture.
Le succès à l'international de la série pourrait pourtant vous ouvrir pas mal de portes, notamment à Hollywood…
Je n'ai pas besoin d'être à Los Angeles pour travailler là-bas… J'espère que ma carrière va s'internationaliser, que je vais pouvoir travailler aux Etats-Unis bien sûr, mais maintenant que je parle espagnol, je peux aussi tourner au Mexique, en Argentine ou en Espagne ! Pour être honnête avec vous, je n'ai pas encore ressenti l'impact de Narcos sur ce plan-là… Quoi qu'il en soit, la situation politique au Brésil est catastrophique, le pays est divisé, nous traversons un moment très difficile. Je ressens le besoin d'être à Rio, de m'impliquer. Le long-métrage que je prépare se tournera là-bas. C'est un film politique, sur Carlos Marighella, le leader d'une guérilla communiste, figure de la résistance durant la dictature militaire brésilienne.
N'avez-vous pas peur d'être coincé dans le rôle de Pablo, de rester « le type qui joue Escobar » ?
Je ne crois pas. Pendant des années, j'étais connu uniquement pour les films Troupe d'élite, qui ont cartonné au Brésil. Mais je savais que ça passerait. Il en sera de même pour Pablo. Je ne suis pas inquiet. Je n'ai qu'une peur : ne pas parvenir à me débarrasser de lui intimement, le garder en moi, ne pas parvenir à me libérer de ses manières, de sa façon de parler, de bouger, de marcher…

Fonte: Telerama



quarta-feira, 14 de setembro de 2016

La fuerza de Wagner Moura - Gato Pardo


Conversación con Wagner Moura, el actor brasileño que le dio una segunda vida a Pablo Escobar, el infame narcotraficante colombiano. 
Por José Luis Pardo / FOTOGRAFÍAS DE David Franco para 13/TRECE*


Cuando en octubre de 2015 la presidenta de Brasil, Dilma Rousseff, visitó Colombia durante un día para reunirse con empresarios y políticos, incentivar el comercio entre los dos países y declarar su apoyo al proceso de paz con las FARC, Wagner Moura, el actor brasileño que interpreta a Pablo Escobar en la serie Narcos, se acercó a ella con una petición: firmar el papel que llevaba bajo el brazo para unirse a la propuesta 50 for freedom, una iniciativa que lucha para abolir el trabajo esclavo. “Lo conseguí, pero después la echaron”, dice Moura con un dejo de lamento, en referencia al proceso de impeachment que alejó a la mandataria de la Presidencia en abril.
Wagner Moura, embajador de la Organización Internacional del Trabajo, no votó por Rousseff. Incluso pidió públicamente firmas para la creación de un nuevo partido político, Rede Sustentabilidade, liderado por Marina Silva, exministra de Medio Ambiente en el gobierno de Lula da Silva. Pero a unos días de que, casi con seguridad, el Senado destituya definitivamente a la presidenta suspendida, el actor se reafirma en la misma postura que ha difundido a través de videos y artículos. En su opinión, Brasil afronta uno de los momentos más críticos de su historia, con una población polarizada y llena de desencanto ante la eterna promesa de que Brasil es el país del futuro y ese futuro nunca llega.
—Con Lula la élite estaba callada porque ganaba dinero, pero ahora han salido del clóset. No aguantaba compartir espacios públicos con la gente pobre —dice una tarde de mediados de agosto en la Ciudad de México, en una furgoneta que lo lleva a la enésima entrevista de promoción de la serie en la que es protagonista. Su tono, siempre amable, se encrespa cuando habla de la situación. Voltea a mirar a su acompañante y le dice: “Motherfuckers”.
El año anterior a su encuentro con Rousseff, se mudó a una zona exclusiva de Bogotá para preparar su interpretación de Pablo Emilia Escobar Gaviria, del que apenas sabía que había aterrorizado Colombia con sus asesinatos, secuestros, bombas y había regado de cocaína Estados Unidos. Ni siquiera hablaba español. Tuvo que aprender en cinco meses. Pero aceptó el trabajo por la fascinación que le producía un hombre que parecía sacado de la imaginación de un guionista: el paisa pobre que se convirtió en el mayor traficante de la historia, quiso ser presidente de Colombia y puso en jaque a un gobierno y a un país. Aceptó también porque el encargo venía de José Padilha, uno de los productores ejecutivos de Narcos, el director que lo había convertido en el actor brasileño más internacional con las dos películas de Tropa de Élite. En esa saga interpretaba a Nascimento, capitán del BOPE (Batalhão de Operações Policiais Especiais), el cuerpo de élite de la policía militar de Río de Janeiro que entra en las favelas a punta de fusil para desalojar a los traficantes. Un hombre que habla de paz en medio de una guerra urbana por el control del territorio. El éxito de taquilla vino acompañado de furibundas críticas, que tachaban la película de fascista, de ser una apología de la violencia. Pero para Moura hablar del narcotráfico es un ejercicio necesario. Es un convencido de que el arte sólo es arte si remueve conciencias, si funciona como un espejo de la sociedad. Para él la historia de Escobar es una historia sobre la memoria. Sus dos años de estancia en Bogotá reafirmaron esa creencia. Él había llegado a interpretar a un hombre que desató una guerra, otra guerra en Colombia, mientras en el país se hablaba de paz.



Después de un tiempo, Moura llevó a su mujer, la fotógrafa Sandra Delgado, y a sus tres hijos a vivir con él. El día que hablamos en la Ciudad de México, se siente feliz de que su hijo mayor, de diez años, le ha mandado un mensaje de texto en español. El actor ya ha adelgazado los 14 kilos que formaban la típica panza de Escobar, y el bigote del narcotraficante lo ha cambiado por una barba perfilada, que enmarca una cara juvenil que le hace aparentar menos de sus 40 años. Del ajiaco, el caldo típico de Bogotá, ha pasado a una dieta vegana para quitarse la grasa del cuerpo, pero sobre todo las toxinas de convivir durante dos años con un hombre que marcó la historia de Colombia. Su discurso siempre tiene una gran carga social y su español está plagado de modismos colombianos como parce, “mi hermano” o ese complejo uso del usted, que tanto sirve para expresar cortesía o el más íntimo cariño. Dice que vivir en Colombia ha sido la experiencia más grande de su carrera. Antes era un actor brasileño, ahora es un actor latinoamericano. Hace unos meses se subió al mismo tejado donde en diciembre de 1993 moría de tres disparos Pablo Escobar. Así rodó el último capítulo de la segunda temporada de Narcos y abandonó la piel del narcotraficante.
—Aunque como brasileño eres latino, hay un gran salto cultural entre Brasil y el resto de países. ¿Qué has aprendido de Latinoamérica en este tiempo?
—Eso fue lo más importante que me pasó haciendo Narcos. Los brasileños somos muy aislados culturalmente. Por hablar portugués, porque consumimos nuestra propia cultura. A mí una de las cosas que más vergüenza me dio es que en Narcos trabajaba con algunos de los mejores actores de Chile, de México, de Colombia, y a muchos no los conocía. Los brasileños no se ven como latinoamericanos y no es un síntoma de superioridad. Simplemente no hacemos parte de esto. Yo estudié mucho la historia moderna de Colombia: la pelea entre el Partido Liberal y el Partido Conservador, el Bogotazo, el fenómeno del paramilitarismo, la guerrilla. Colombia es un país muy particular. Siempre ha tenido una gran relación con Estados Unidos. Como pasó con Brasil, Argentina, Chile, países que tuvieron no por casualidad dictaduras militares de derechas apoyadas por la cia. Para mí lo principal fue un sentimiento de pertenecer a algo más grande que ser brasileño. Somos más parecidos de lo que pensamos con el resto de América Latina. Tenemos los mismos problemas. Si miramos específicamente las diferencias sociales, el gap entre quienes tienen mucha plata y los que no tienen nada. No por casualidad el narcotráfico llega y ocupa el espacio que debería ser ocupado por el Estado en esos espacios de pobreza. Colombia es un país que como Brasil tuvo una influencia africana muy grande. Creo que la esclavitud es el fenómeno histórico que define las relaciones sociales en Brasil. El racismo no es como en Estados Unidos, donde el blanco es blanco y el negro es negro. En Brasil eso no pasa porque es un racismo difuso. Estamos todos mezclados. Y en Colombia también es así: la manera en que las élites se comportan con las clases sociales más pobres. Ese sentimiento de latino no lo había sentido antes y eso se lo debo a Colombia. Sé que pertenezco a algo más grande.
—La serie hace énfasis en que hay un antes y un después de Pablo Escobar en la historia de Colombia. ¿Qué cicatrices ves en la sociedad actual?
—Bogotá era la ciudad más peligrosa del mundo en los ochenta. Es impresionante cómo se ha reconstruido. Pero es una historia que pasó hace 25 años y sigue en el alma del país. Yo entiendo que los colombianos estén hartos de narconovelas, narcoseries, pero creo que la función del arte es mostrarle a la gente quiénes son, de dónde vienen. Desde el punto de vista humano, social y político. Nosotros los brasileños tenemos una relación muy infantil con nuestro pasado, especialmente con la dictadura militar. Porque tuvimos una ley de amnistía que hizo que la gente se olvidara de todo. Amnistiamos a los torturadores, a los asesinos, a gente con crímenes de sangre. Cuando yo voy a Alemania y veo los monumentos al Holocausto en Berlín, que claro que fue algo mucho más grande, encuentro una relación sana con el pasado. Todos los colombianos que tienen mi edad vivieron las bombas, los atentados. Lo más impresionante y que pasa en Irak, Sarajevo, en ciudades y países con guerras frecuentes, es que la gente siempre encontró una manera de vivir la vida. La adaptabilidad del ser humano es impresionante. Me decían: “Nosotros fiesteábamos, íbamos a casa de los amigos y de repente estallaba una bomba”. Todos conocen a alguien que estuvo involucrado con la historia de Pablo Escobar, pero lo que me decían es que seguían viviendo.
—Llegaste a Colombia con una imagen muy arquetípica de Escobar, después de dos años de interpretarlo, ¿qué Escobar ves ahora?
—Yo tengo una mirada muy objetiva de quién era él, así como la gente de Colombia la tiene. Es una mentira eso que dicen de que Colombia está dividida entre los que aman y odian a Escobar. Lo que pasa es que en los rincones de pobreza donde Pablo llegó y ocupó el lugar del Estado y les regaló casas, claro, ahí la gente lo quiere. Pero yo sé lo terrible que es Pablo Escobar. No se le puede ver como bueno, de ninguna forma. Sólo esa gente pobre, y no se les puede juzgar. A mí no me interesa el Robin Hood Paisa o el Pablo Escobar asesino, a mi me interesa el hombre.
—¿Hubo algún detalle que leíste y dijiste “éste es el Pablo Escobar que yo voy a interpretar”?
—Hace tiempo hice una película con un director argentino sobre una prisión. Era una prisión terrible. Y los productores me llevaron para que conociera a los presos. Entre la gente que está presa en la cárcel y tú y yo no hay mucha diferencia. Son personas. Sí, han hecho cosas terribles, fuera de la ley, y han sido juzgados. Escobar era muy diferente. Era una persona muy carismática. Era un hombre de familia que amaba a sus hijos. Si él hubiera querido, podría seguir vivo y traficando. Era un hombre que no estaba satisfecho, quería ser amado. Quería luchar contra el gap social. Quería ser presidente de Colombia. Por eso hay narcotraficantes tan malos y ricos como él, pero seguimos contando su historia. Yo siempre busco una conexión entre el personaje y mi vida. Yo estaba lejos de mis hijos, de mi esposa. Y Pablo murió por eso, por estar con su familia. Si no, se hubiera metido en la selva como las FARC.
—Has dicho que adelgazar era una manera de quitarte lo tóxico de Pablo Escobar. ¿Cuál es esa maldad de Pablo Escobar?
—Es algo muy irracional. No sabría decirlo exactamente. En lo racional, en la conciencia, no pasa nada. Uno termina la escena y se va a la casa. Pero es mi trabajo de actor, mi cuerpo. Estaba todos los días viendo escenas de violencia, de crímenes. Escenas duras. Yo creo que ahora todo lo que haga como actor estará impregnado por este personaje.
* * *
La Asociación de Críticos de Televisión (TCA por sus siglas en inglés) organiza dos veces al año un encuentro en Los Ángeles que funciona como escaparate para las grandes productoras de la industria. Y, si nos ceñimos a lo que gastan en producción, en esa especie de feria Netflix ocupa el primer lugar: este año gastará 6 mil millones de dólares en series originales. Si Fox y Warner Bros. son las clásicas de las series y hbo la creadora de la época dorada, Netflix es el nuevo inquilino que ha llegado a competir con los bolsillos llenos y una audiencia global en más de 190 países. Para su puesta de largo ha traído a un par de decenas de periodistas de América Latina y Europa y los ha alojado en un hotel de cuatro estrellas. En el lobby suena desde la tarde música house, en la ventana de la habitación hay una frase de una canción de The Doors y la bolsa de la lavandería cita a Nietzsche; desde la piscina de la azotea uno puede ver las colinas de Hollywood. El hotel parece una declaración de principios: ‘Somos industria, pero somos diferentes’.



La programación que presenta en otro hotel de Hollywood un día soleado de julio también se mueve entre ese espíritu irreverente y el conservadurismo. En el salón principal el día empieza con el panel de The Crown, una serie que repasa la vida de la futura Isabel II, y concluirá con el de Gilmore Girls: A year in the life, una secuela de la famosa serie que narra las andanzas de una madre soltera y su hija en un pueblo de Estados Unidos. En medio, Stranger Things, un llamado a la nostalgia de las películas de misterio y aventura de los ochenta, y que para el gran público ha supuesto el regreso de Winona Ryder. En otro salón, mucho más íntimo, se organiza la conferencia de prensa “Keep Netflix Weird”. Ahí comparecen los creadores de las series de animación Bojack Horseman, F of Family y Lady Dynamite, que han sido fundamentales para forjar el carácter desenfadado de la productora. En esa misma sala, Wagner Moura, José Padilha y Eric Newman, otro de los productores ejecutivos de la serie, repasan la primera temporada de Narcos y promocionan el estreno de la segunda.
Narcos comienza en un laboratorio de cocaína clandestino de Chile para trasladarse enseguida a Medellín. La primera temporada recorre quince años de la vida de Pablo Escobar, desde que empieza a traficar con cocaína hasta que se escapa de La Catedral, la cárcel que él mismo construyó después de negociar su entrega con César Gaviria, el entonces presidente de Colombia. La segunda temporada, que se estrena este septiembre, abarcará sus últimos 18 meses de vida. El personaje de Steve Murphy, uno de los agentes de la dea que persiguió durante años al capo, es el encargado de invitar al espectador a adentrarse en el imperio que Escobar levantó en Colombia entre finales de los setenta y principios de los noventa. La serie, con una producción que no escatima en gastos y el ritmo trepidante marca de Padilha, es quizás el intento de ficción más honesto que se ha hecho desde Estados Unidos por comprender el problema del narcotráfico: por una vez, los estadounidenses no llegan a América Latina para salvar a los pobres latinos. Quizá, los conocedores de la historia de Colombia piensen que para condensar tanto dolor y complejidad, el guion abusa de trazos demasiado gruesos.
Al día siguiente de la conferencia, en la habitación de un tercer hotel de Hollywood, Wagner Moura cuenta que su interés por el narcotráfico viene de lejos, lo mismo que su postura de que es necesario legalizar las drogas. Antes de empezar la entrevista dice que sufrió una decepción cuando en la Feria Internacional del Libro de Paraty, en Brasil, fue a ver a Roberto Saviano y a última hora el escritor italiano, autor de Gomorra y CeroCeroCero, que vive en la semiclandestinidad por las amenazas de muerte de la Camorra italiana, tuvo que cancelar su aparición por motivos de seguridad.
—¿Por qué crees que nos fascina tanto el tema del narco?
—Ahora hay un movimiento cultural del prohibido (un funk carioca que canta alabanzas a los traficantes de las favelas), los narcocorridos, pero siempre hubo una fascinación por los que viven encima de la ley, de las leyes que nosotros respetamos. Siempre hubo una fascinación por el Old West, los bandidos americanos. En Rio, por ejemplo, es algo relacionado con la ascensión social. Si la única parte del poder público que ven en las favelas es la policía que los trata de una manera agresiva y violenta… Allí no llegan las escuelas, no llegan los libros, no llega nada. Llega la policía y la violencia. Cuando miran a los narcotraficantes, esas personas son un ejemplo de ascensión social. Tienen los tenis Nike, las chicas, el poder.
—Escobar es un hombre en guerra que habla de paz, ¿cuál crees que es la paz que se imaginaba?
—Era todo mentira. Pablo sólo estaba cómodo en la guerra. Buscaba su propia paz. Era un demagogo.
—¿Qué crees que aporta Narcos respecto a todas las obras que han repasado la vida de Escobar?
—Tratamos de hacer una serie muy respetuosa con la historia de Colombia. No tiene el ángulo típico de los buenos americanos que vienen a salvar a los latinoamericanos. Los personajes americanos son muy humanos porque la dea estaba muy involucrada en todo lo que pasó. Para atrapar a Pablo, sobre todo en la segunda temporada, empiezan a volverse en algo parecido al propio Pablo. Los héroes de la serie son los colombianos: Galán, Gaviria, Lara Bonilla.
—¿Crees que el problema es la droga o la guerra contra las drogas?
—Los dos son problemas. Yo creo que la guerra contra las drogas es un fracaso muy grande. Sobre todo para nosotros. La guerra pasa en México, en Brasil. No pasa en Los Ángeles, Nueva York. Es una guerra que viene de aquí pero que está matando a los pobres de las periferias de los países que producen y exportan droga. La droga es un problema de salud pública. Es una guerra que mata sobre todo a la gente joven. Gente que muere también de sobredosis.
En su faceta de video club en casa, Netflix, al menos en México (su programación varía en cada país), ha apostado con fuerza por la ficción relacionada al crimen organizado. La teoría del happy end que se aplica a las producciones estadounidenses no tiene tanta fiabilidad cuando el terreno es América Latina. La producción en masa de productos contra el narcotráfico tiene sus detractores. A mí me preguntan muchas veces que por qué siendo español escribo sobre lo feo de un continente que no es el mío. Yo siempre he respondido que como periodista no había encontrado mejor herramienta que el narcotráfico para tratar de entender la realidad de los países latinoamericanos. El crimen organizado es una puerta de entrada para ver los problemas que unen a América Latina: la violencia, la desigualdad, la corrupción, la pobreza, la impunidad. Por eso, aunque a los latinos les cause un poco de rabia, ven en masa estas series y películas. Para muchos que viven en las burbujas sociales, es una manera de acercarse a una problemática que siendo realistas ocupa portadas de periódicos pero no su día a día. De una manera incómoda, a un espectador de Netflix, las series sobre narcotráfico lo ponen delante del espejo. Es una forma de crear una memoria crítica. En la plataforma se pueden ver los tres Pablo Escobar más recientes: el que encarnó Benicio del Toro (en inglés) en Escobar: Paradise Lost, una película que en América Latina se tachó de paternalista; el Escobar de Andrés Parra, en la telenovela El Patrón del Mal, que ha cautivado a la audiencia colombiana y, por supuesto, el Escobar de Wagner Moura.
A estas alturas, el actor ya está inmunizado contra las críticas por su acento. Después del estreno de Narcos, sobre todo en Colombia y en Brasil, el debate sobre si había sido la mejor opción elegir a alguien que hasta hace unos meses no hablaba español casi opaca el contenido de la serie. “Si alguien dice que no tengo acento de Medellín, está en lo cierto”, dice Moura. La idea de los creadores y productores de la serie nunca fue hacer una serie colombiana, sino hacer una serie situada en Colombia para una audiencia global. Que la madre de Pablo Escobar sea interpretada por Paulina García, una actriz chilena, su mujer por Paulina Gaitán, mexicana, y el capo del Cártel de Cali, Gilberto Rodríguez Orejuela, por el también mexicano Damián Alcázar, es sólo un ejemplo del casting internacional que se ha hecho intencionalmente para la serie. Del mismo modo que, además de Padilha, los otros tres directores que dirigen los capítulos de la primera temporada sean Andi Baiz (colombiano), Guillermo Navarro (mexicano) y Fernando Coimbra (brasileño).
A un colombiano o a alguien que haya visitado Colombia, quizás le moleste durante el primer capítulo el extraño acento de Moura, pero su interpretación se ha ganado el respeto de la industria y ha sido nominado a un Globo de Oro. Tampoco le preocupan las críticas del hijo de Escobar, Juan Pablo Escobar, que ha dicho que en ningún momento se muestran los sobornos que, según él, su padre entregaba a la dea para que la cocaína aterrizara en Miami sin problemas. Ni las de Roberto Escobar, que ha amenazado con denunciar a los productores por no contar con su permiso para recrear la vida de su hermano. Narcos, además, parece ser un gran éxito de audiencia, aunque eso es sólo un acto de fe o una impresión que no se puede contrastar, porque Netflix no ofrece datos de cuántos espectadores ven sus producciones.
Lo que sí han anunciado es que una vez muerto Pablo Escobar, la serie continuará. “Narcos no es una historia sobre Escobar, sino sobre la cocaína”, ha dicho Padilha. El peso de la serie recaerá sobre Rodríguez Orejuela (Damián Alcázar) y luego presumiblemente comenzará a viajar hacia México. Pero para repasar la historia moderna de América Latina a través del narcotráfico, desgraciadamente, las líneas argumentales podrían ser infinitas. Los símbolos se van, el negocio sigue. Desde la muerte de Pablo Escobar y la caída de los grandes cárteles, el vacío de poder lo ocuparon los paramilitares, delincuentes comunes con ansias de dinero y mandos medios de las organizaciones que sobrevivieron a la guerra que los traficantes libraron entre ellos y con el Estado. Se acabaron los tiempos de retar abiertamente al presidente de turno, de esos pactos entre traficantes que emulaban a las alianzas de grandes países productores de petróleo, y comenzaron a proliferar las bandas criminales de Colombia (Bacrim), grupos más anónimos, más atomizados, menos estructurados, que si bien no ponen bombas en las grandes ciudades, tienen un férreo control territorial y desatan la violencia en muchas zonas rurales. Ha muerto el Rey, vivan los reyes.
La firma del Plan Colombia en 1999, los millones de dólares que Estados Unidos invirtió en el país para luchar contra la guerrilla y el narcotráfico, creó una especie de tapón en el norte, en las rutas tradicionales de la cocaína hacia Estados Unidos. Pero, una vez más, el negocio no cesó. Los traficantes colombianos se centraron más en la ruta del sur. Hoy Colombia produce menos cocaína; Perú y Bolivia, los otros dos países productores, más. Destino final: Europa. El corredor centroamericano fue colonizado por los cárteles mexicanos, que ya se habían postulado como los herederos del negocio. México, que producía marihuana y heroína, se convirtió en el distribuidor del vecino del norte. Cuando en 2006, el entonces presidente Felipe Calderón proclamó la guerra contra las drogas, la violencia estalló. Decenas de miles y desaparecidos después, la cocaína sigue siendo un negocio extremadamente rentable. Como si la historia se repitiese, el Estado lucha contra los traficantes, los traficantes con otros traficantes y muchos policías trabajan para los traficantes. En medio, la población civil y su capacidad para adaptarse a la violencia.
Las siguientes temporadas de Narcos podrían situarse en Brasil, en el país de Wagner Moura, para retratar el consumo de crack en las favelas y a un dono do morro (el narco que controla cada favela); a las plantaciones de hoja de coca de Perú o Bolivia; al triángulo norte de Centroamérica (Guatemala, Honduras y El Salvador), una de las regiones más violentas del mundo, donde la cocaína sube en un territorio controlado por los maras; o cruzar el río Bravo y explorar lo que ocurre en Estados Unidos, el mayor consumidor del continente. En una serie sobre la cocaína el final no lo pone la falta de material. En una mirada amplia, Pablo Escobar, el narcotraficante más recordado y retratado, fue sólo un gran ejecutivo de una multinacional de beneficios millonarios que afecta de manera trágica a los latinoamericanos.
* * *
En la camioneta que lo traslada a su última entrevista en la Ciudad de México, Wagner Moura está cansado. Llegó ayer por la mañana y sólo ha salido del hotel para hablar de sus kilos de más, de su acento, de Colombia y de Brasil, que durante esta entrevista está celebrando los Juegos Olímpicos de Río de Janeiro, la ciudad en la que reside. Por la noche viajará a su país para estar con su familia. Mañana irá al Estadio Engenhao a ver correr y ganar a Usain Bolt la final de los 200 metros lisos. Moura, un gran seguidor del deporte, vivía con desconfianza y apatía los Juegos, pero después de la ceremonia inaugural, un acto más modesto a lo acostumbrado en estas ocasiones y en el que la cultura brasileña fue protagonista, ha recuperado un tanto la ilusión del aficionado. Dos días después volverá a Los Ángeles para la última etapa de una promoción que lo ha llevado a España, Inglaterra, Francia, México, entre otros países. La audiencia global de Netflix exige. El actor brasileño debutó delante de las cámaras hace casi 20 años, pasó por la televisión en un programa en el que entrevistaba a celebridades, trabajó en series y en novelas de su país; con Tropa de Élite, que ganó el Oso de Oro en el Festival de Berlín, conoció la fama internacional, y después actuó en Elysium, una película de Hollywood en la que compartió casting con Diego Luna, con quien comenzó una amistad, pero nunca había sentido el rigor de la promoción como con su Pablo Escobar, porque aunque es una de esas personas que tienen la cualidad de hacerte sentir cómodo, simplemente hacer promoción no le gusta. Ahora está pidiéndole a su asistente que, por favor, le diga a un australiano que no puede atenderlo por teléfono, que sólo es una persona y no puede hablar con dos periodistas a la vez.



Wagner Moura pregunta por la vida teatral de la ciudad y por Natalia Lafourcade. En Colombia escuchó Amor de mis amores, el disco en el que la cantante mexicana homenajea a Agustín Lara, y se quedó fascinado. Pidió su contacto y le escribió un mensaje. Se ríe al recordar que nunca le contestó. Él es vocalista de Sua Mãe, un grupo que formó en 1992 junto con seis amigos de la preparatoria. Todos ellos son periodistas, excepto uno que es contable y Moura, que aunque no ejerce más allá de sus artículos de opinión es licenciado por la Universidad Federal de Bahía, su ciudad natal. Comenzaron versionando canciones de The Cure y ahora preparan su segundo disco. El pelo del actor, peinado para la sesión de fotos de portada de Gatopardo, está volviendo a su rebeldía natural mientras descansa recostado en el asiento de atrás de la furgoneta. Cuando le cuento que el atraco a punta de pistola que denunció el medallista olímpico Ryan Lochte y tres de sus compañeros del equipo de natación estadounidense era una farsa, salta como un resorte, como aliviado. “Hubiera dado muy mala imagen para Brasil.”
En cuanto acabe la promoción en Los Ángeles, el capitán Nascimento que denuncia la violencia desmedida de la policía de Río de Janeiro en las favelas, el Pablo Escobar que está a favor de legalizar las drogas, va a dirigir su primer largometraje, sobre la vida de Carlos Marighella, un comunista y guerrillero brasileño que luchó contra la dictadura militar del país y que fue asesinado. Su maleta ya viaja en la cajuela de la furgoneta. Sonríe cuando dice que en unos días acabará la promoción y, por fin, se quitará de encima, ahora sí, la piel de Pablo Escobar.
—¿Ahora que dejas atrás a Escobar te irás de vacaciones?
—Cuando llegue a Brasil tengo una reunión en São Paulo para mi próxima película. Está siendo muy difícil. Yo en Brasil soy un actor popular, pero no me quieren dar la plata. La situación del país es muy mala, pero la película se tiene que hacer por la memoria. Mira, en Brasil es como si todo el mundo se informara a través de Fox News. Todos los medios grandes apoyaron el golpe militar y la dictadura. Después pidieron disculpas. Era demasiado tarde.
—¿Y qué pasará con el proceso de impeachment?
—La van a echar (a Roussef). El gobierno del PT (Partido de los Trabajadores) no fue una maravilla, pero sacaron a mucha gente de la pobreza. La élite eso no lo pudo aguantar. Ellos ahora se están vengando. Cuando el PT llegó al poder, se sujetó a él. Hay mucha corrupción. En Brasil los grandes empresarios ponen mucha plata a los diputados que son elegidos. De la izquierda y de la derecha. Ahora Temer (el presidente interino) y el gobierno están aprobando leyes para protegerse —60% de los diputados brasileños está acusado de corrupción—. Lo primero que hizo el actual gobierno fue eliminar el Ministerio de Cultura porque pensaba, con razón, que los artistas estábamos en contra de ellos.
—¿Nunca has tenido problemas por opinar tan abiertamente en público?
—Nunca me han amenazado directamente. Yo no tengo redes sociales porque tendría que estar aguantando insultos todo el tiempo. A una chica que me sigue desde hace tiempo y que maneja mi fanpage de Facebook le han dicho muchas cosas. Una compañera tuvo que escapar de una manifestación en contra de Dilma (Roussef) en São Paulo. A Chico Buarque lo insultaron en Río, cuando caminaba por Leblon. ¡A Chico Buarque! Que en Brasil es un símbolo, una institución. En Brasil ya no se respetan ni las instituciones.
*Asistentes de fotografía — Jair Franco y Moisés de la Rosa / Coordinador de moda — Marco Corral
Asistente de moda — Antolin Avendaño / Locación — Four Seasons Ciudad de México / Peinado — Simri Abner Hernández para Matrix / Maquillaje — Emilio Becerril para MAC Cosmetics

Fonte: Gato Pardo



domingo, 11 de setembro de 2016

“Não sou petralha nem coxinha", afirma Wagner Moura

De volta ao centro das atenções com a segunda temporada de 'Narcos', ator comenta momento político do Brasil.

 
Foto: Jacques Dequeker


Wagner Moura está no centro das atenções. Com a segunda temporada de Narcos, que será liberada pela Netflix nesta sexta-feira (2), o ator também viu sua procura em Hollywood aumentar. Mas é no cenário político do Brasil que a capa de setembro da GQ Brasil está de olho: ele é um dos artistas mais explicitamente contrários ao impeachment da presidente Dilma Rousseff. “Dilma é uma presidente muito incompetente. Nunca votei nela e já batia no governo desde 2013. Reconheço o progresso que o PT fez para diminuir a desigualdade social, mas o ciclo do PT acabou, caiu de maduro, de corrupto e incompetente”, explica ele.
“Não sou petralha nem coxinha, essa polarização besta que existe no Brasil agora. Normalmente, a inteligência mora no espaço do meio. Mas acho que o impeachment foi uma manobra de interesses escrotos com os mesmos atores de 1964, com exceção dos militares. Quando a bonança deixou de favorecer a esse segmento da elite, aplica-se a velha solução latino-americana: tirar e colocar quem eles querem. Isso é golpe. E não posso compactuar.”

*Em entrevista ao repórter Rodrigo Salem. A matéria completa está na edição de setembro de 2016 da GQ Brasil. Já nas bancas, no tablet e no app. 

Fonte: GQ Brasil 

sábado, 10 de setembro de 2016

‘Narcos’ Bosses Talk Season 2 and Beyond: ‘We’ll Stop When the Drug Trade Stops’

Cynthia Littleton Managing 
Editor: Television 
@Variety_Cynthia 



Wagner Moura drew raves for his portrayal of Pablo Escobar in Season 1 of Netflix’s “Narcos.” But according to the actor, his character study of the legendary Colombian drug kingpin, who in his homeland was equally revered as a Robin Hood and reviled as a ruthless killer, goes many fathoms deeper in the second season, which bows Friday with 10 episodes.
“Season 2 is very character-driven,” Moura told Variety. “Season 1 tries to make you understand the drug trade works. (Season 2) is more dramatic and less active. It’s focused on this guy getting hunted by everybody. We get to see how this powerful Pablo we saw in the first season is going to react to losing his power, losing his friends, losing his weapon – his money — and to be about to lose his family.”
When we last saw Escobar in the Season 1 finale (spoiler alert), he’d orchestrated a spectacularly dramatic prison break and is now on the run from Colombian and U.S. authorities.
Escobar’s family members, particularly his wife Tata (played by Paulina Gaitan) and mother (Paulina Garcia) become more prominent characters in Season 2, “Narcos” showrunners Eric Newman and Jose Padilha said. The pacing is very different in Season 2 because the time frame covered is about 18 months, from the time of Escobar’s prison break to his death in 1993, compared to a 15-year arc in Season 1.
“It allowed us to slow down and live with the characters a little bit more than we could have last season,” Newman said. “Now we’re watching his empire collapse around him.”
Another important theme of the season is the lengths to which DEA agents Steve Murphy (played by Boyd Holbrook) and Javier Pena (Pedro Pascal) will go to kill Escobar. Newman compared it to “swallowing the spider to catch the fly.”
The showrunners see clear parallels to “Narcos’” examination of U.S. incursions in Latin America to the contemporary geopolitical quagmire that is the war on terror. The market for cocaine production in Colombia was ignited by the demand coming not from Latin America but from its big neighbor to the north.
“This show is about the choice (the U.S. made) about the war on drugs – to deal with it as if it were a problem of supply,” Padilha said. “So we go to Colombia and we will kill the drug dealers. But they cannot stop it as long as there is the demand. That’s why this show will never end.”
Newman added that history is pretty clear that efforts to eradicate drugs or Communism in Latin America “were generally pretty misguided, adding fuel to the fire rather than dousing it.”
Moura said all of that ambiguity makes for extremely compelling drama.
“All of the moral conflicts of the characters are much stronger in the second season,” Moura said. “The epic part of it is less important.”
For the Brazilian actor, playing Escobar has been one of the most intense roles of his 25-year career. He plans to take at least a year off from acting to recover from the experience. He’s turning his focus to directing a feature about 1960s Brazilian revolutionary Carlos Marighella that is set to begin lensing in January.
“It’s a nice moment,” Moura says of what “Narcos” has done for his career. “I just turned 40. It’s a moment to experience new things.”
Moura’s intent with the movie about Marighella is to open up a national conversation about the dark period in Brazil’s modern history, from 1964 to 1985, when the country was ruled by a military dictatorship. Marighella, a Marxist known for penning the handbook “The Minimanual of the Urban Guerrilla,” was one of the few to attempt to take up arms against oppression that left thousands of Brazilians dead, tortured or simply “disappeared.”
“We don’t talk about that (period). Psychologically this is a very bad thing for the country,” he said, noting that his generation came of age as the military rule was ending. Everybody in Brazil knows someone who faced the wrath of the dictatorship but “we don’t really think about it or talk about it,” he said. Now that enough time has passed, he hopes the Marighella movie will spark a larger dialogue in Brazil. “It is something that should be discussed,” he said.
Although he was already well-known in his native country, the international platform of Netflix has provided an invaluable boost to his profile. “Now people say ‘This is the guy who played Pablo,’ not ‘This is the Brazilian guy,’ “ Moura says.
Moura has already shed most of the 30-plus pounds he gained to get into the skin of Escobar. But other aspects of the work on “Narcos” are harder to shake.
“Doing Pablo was such a strong thing,” he says. “I’m glad I don’t have to work as an actor in the next year or so. Anything I would do now would be totally impregnated by Pablo. I have to let it go for a while.”
But “Narcos” will go on even if Moura is bowing out after Season 2. The finale sets up a clear path for the story to continue beyond the destruction of Escobar’s Medellin cartel.
“We’ll stop when the drug trade stops,” Padilha says. Adds Newman: “We’ll stop when you stop. That’s our pact with America.”

Fonte: Variety

sexta-feira, 9 de setembro de 2016

Vídeo - NBC

The breakout series “Narcos” returns for a second season, as does Wagner Moura, who has earned huge praise for his gutsy portrayal of the





Fonte: NBC

quinta-feira, 8 de setembro de 2016

Wagner Moura: “O meu país está a viver o pior momento desde a ditadura”






Como é que se preparou para o papel de Pablo Escobar?
O que eu tentei fazer no início, quando o papel me foi entregue, é algo que julgo ser o mais correto quando se lida com uma personagem que existiu na vida real. Não o quis julgar, quis entendê-lo. Claro que eu já tinha uma forte convicção quanto a este homem, já sabia a sua história e o que ele tinha feito, mas ainda faltava perceber a sua dimensão humana. Ele era uma pessoa muito interessante e complexa. Não me pude esquecer, em momento algum, que se tratava de uma alguém muito mau, com uma ambição sem limites, mas que olhava pela família.
Pegar numa personagem real que existiu há muitos anos é mais fácil do que entrar numa história cujas repercussões ainda se sentem...
Claro. Trata-se de algo muito recente — aconteceu tudo há apenas 25 anos — e desde aí que a história da Colômbia se divide em dois períodos: antes de Pablo e depois de Pablo. As pessoas que sofreram às mãos de Escobar e dos seus sicários têm de ser respeitadas. Houve famílias destruídas, muita gente morta de forma cruel. O país ficou desfeito com esta guerra e embora “Narcos” não seja um documentário, é ficção, teve de ser construído como tal. Fizemo-lo com todo o respeito pela história do país.
Mas as reações à série na Colômbia não foram as melhores...
Eles estão fartos de histórias sobre droga, estão fartos de mostrar o passaporte num aeroporto e lhes dizerem: “Oh, Colômbia, cocaína.” O país de hoje não tem nada a ver com o desse tempo. Desde o fim da guerra que foi completamente reconstruído. Bogotá era a cidade mais perigosa do mundo nos anos 80 e transformou-se numa cidade vibrante, cheia de cultura e de coisas boas para fazer e aproveitar. Não podem rejeitar o passado, mas voltar a um passado negro não é fácil e tiveram de se reerguer.
A série mudou a forma como olha para a Colômbia?
Sim, mas mais do que isso mudou a forma como olho para mim próprio. Aprendi muito durante esta série, foi uma grande experiência na minha vida. E digo vida, não falo de carreira. Nascer no Brasil é ser brasileiro e nada mais. O Brasil está muito isolado dos países vizinhos, vive à margem, mas eu agora já não me sinto apenas brasileiro, sinto que faço parte de algo muito maior. Sou latino-americano.
“Narcos” não é apenas sobre Pablo Escobar, é sobre a forma como o tráfico cresceu em determinado momento. Como vê a questão das drogas na atualidade?
Sempre achei que as drogas deviam ser legais e ao estudar o início do tráfico de droga em grande escala e a forma como foi combatido só fiquei com mais certezas. Estou 100% seguro de que todas as drogas deviam ser legais. Como é que isso pode ser feito eu não sei, até porque não sou nenhum especialista na área, mas é muito claro para mim que o combate às drogas foi um grande flop. Especialmente nos países que produzem e exportam. A guerra às drogas não acontece nos Estados Unidos ou nos países em que são consumidas. A luta é travada no México, na Colômbia, no Brasil, no Peru, na Bolívia. É lá que os jovens são mortos em bairros pobres. E isso é horrível.
Ganhou muito peso para se transformar em Pablo Escobar. Ele passou a fazer parte de si?
É verdade e já estou a tratar disso agora. Mas perder peso não é apenas perder peso e voltar às minhas formas normais. É livrar-me de Pablo. Tirá-lo de dentro de mim. Vivi dois anos com este corpo que não é o meu, com esta energia que não me pertence. Mas nunca me senti como alguns atores descrevem. Dizem que levam a personagem para casa, que não se conseguem desligar. Não me aconteceu, continuei a conseguir ir beber uma cerveja no final do dia de filmagens e agir naturalmente, como Wagner.
E depois desta limpeza, o que se segue?
Vou realizar um filme no Brasil, algo que já estava a produzir antes de entrar em “Narcos”. É a história de Carlos Marighella, um guerrilheiro da resistência à ditadura brasileira nos anos 60 e 70 que chegou a ser considerado o inimigo número um do regime. É a minha primeira longa metragem e agora é essa a minha prioridade. O guião tem sido a maior dificuldade porque não quero começar a gravar com inseguranças.
É possível fazê-lo no Brasil, num momento como este?
É claro que preciso de financiamento para avançar e não é fácil encontrá-lo, especialmente num momento difícil como o que o Brasil está a atravessar agora. Ainda por cima quero fazer um filme sobre um comunista.
Como vê a atual situação brasileira?
Não está nada fácil. O meu país está a viver o pior momento desde a ditadura e não nos podemos esquecer que o Brasil é uma democracia muito jovem. Só nos livrámos da ditadura militar em 1985. É tudo muito recente e a democracia é frágil. Desde esse tempo, houve grandes melhorias e não posso deixar de reconhecer o esforço dos governos de Lula da Silva e de Dilma Rousseff. O maior problema dos países latino-americanos, especialmente do Brasil, são as diferenças sociais e estes dois políticos tiraram milhões de pessoas da miséria.
Continua a apoiá-los?
Não, eu não os apoio neste momento. Não acho que Dilma seja uma boa Presidente e nem sequer votei nela, mas o que aconteceu no Brasil nos últimos meses é algo muito próximo de um golpe. A diferença está na forma, pois tudo aconteceu sem a força, sem os militares e sem a violência de outros tempos. Destituíram uma Presidente sem qualquer motivo. Reforço que não era uma boa Presidente, mas este é um golpe demasiado grande para uma democracia tão frágil.
Como é que o Brasil está a reagir?
Através da resistência. A primeira medida do governo de Michel Temer foi acabar com Ministério da Cultura e sabe porquê? Porque os artistas são a maior força de resistência ao golpe. A resposta não se fez esperar e decidiu-se que era preciso ocupar as instalações do Ministério nas maiores cidades brasileiras. O governo voltou atrás com a decisão, mas agora só saímos quando Michel Temer sair do poder.
O Expresso viajou a convite da Netflix

Fonte: Expresso